La prévention

 

Pour être complets, les moyens de lutte contre le cancer du sein doivent comprendre la prévention, le dépistage précoce, le diagnostic et le traitement.

 

 

Généralités

 

La lutte contre certains facteurs de risque du cancer du sein sur lesquels il est possible d’agir et une prévention intégrée efficace favorisant une alimentation saine, l’exercice physique et la lutte contre la consommation d’alcool, le surpoids et l’obésité pourraient avoir un impact et réduire le nombre de nouveaux cas de cancer du sein à long terme.

 

Les principaux facteurs de risque reconnus du cancer du sein et sur lesquels vous pouvez agir sont :

  • Le tabagisme
  • L’alcool
  • L’obésité après la ménopause
  • La sédentarité

 

Le dépistage précoce

 

Bien que la prévention puisse réduire les risques de la survenue d’un cancer du sein, elle ne peut pas permettre d’éliminer la majorité des cancers du sein qui surviennent. Par conséquent, un dépistage précoce afin d’améliorer l’issue de la maladie et les chances de survie reste le principal moyen de lutter contre le cancer du sein.

 

Il existe deux méthodes de dépistage précoce du cancer du sein :

  • le diagnostic précoce ou la reconnaissance des premiers signes cliniques dans une population de femmes afin de faciliter le diagnostic et un traitement à un stade précoce, et
  • le dépistage, réalisation systématique tous les deux ans d’une mammographie (parfois appelé test de dépistage) dans une population de femmes « apparemment en bonne santé ». Il vise à rechercher les anomalies radiologiques évocatricesd’un cancer du sein. Le dépistage consiste donc à identifier par, la mammographie, et dans une population définie, les femmes à très haut risque d’être atteintes d’un cancer du sein à un stade initial ou d’une lésion précancéreuse n’ayant pas donné lieu, jusque là à des signes cliniques et à un traitement. Les femmes dont la mammographie est dite « positive » (ou suspecte) doivent nécessairement bénéficier d’examens complémentaires pour avancer dans le diagnostic et d’un prélèvement si besoin.

Quelle que soit la méthode utilisée, le succès d’un dépistage précoce dans la population repose essentiellement sur une planification rigoureuse et un programme bien organisé et durable qui vise le bon groupe de population et veille à la coordination, à la continuité et à la qualité des interventions pendant toute la durée des soins.

 

Le dépistage peut-être individuel à la demande de la patiente ou de son médecin ou organisé.

Nous allons ci-dessous décrire les modalités du dépistage orgnanisé.

 

 

Le dépistage organisé en pratique

 

Le dépistage du cancer du sein, organisé par les pouvoirs publics, est généralisé sur l'ensemble du territoire français depuis 2004. Il concerne les femmes âgées de 50 à 74 ans, invitées à se faire dépister tous les deux ans (mammographie avec double lecture et examen clinique des seins), sans avance de frais. Il repose sur un cahier de charges publiées au journal officiel qui est géré dans chaque département par une structure dite structure de gestion ou centre de dépistage.

Tous les deux ans, chaque centre départemental envoie une invitation à réaliser la mammographie de dépistage à chaque femme de 50 à 74 ans habitant dans ce département.

 

Pour connaître les modalités pratiques du dépistage dans votre département, cliquez sur votre département.

 

 

Le dépistage individuel

 

Le dépistage dit individuel ou spontané, c'est-à-dire à l’initiative du médecin ou de la femme, ne permet de fournir qu’un examen (radiologique et clinique) dont la qualité ne peut être mesurée donc non assurée, et dont les coûts sont totalement incontrôlés.

 

 

Auto-examen des seins (AES)

 

Il n’existe pas de preuve de l’effet du dépistage par l’auto examen des seins (AES). Toutefois, on a pu constater que la pratique de l’auto-examen, ou palpation des seins permet aux femmes de se responsabiliser et de prendre en charge leur propre santé. Par conséquent, l’auto-examen est recommandé pour sensibiliser les femmes à risque plutôt que comme une méthode de dépistage.

Chaque femme peut procéder elle-même à l'examen clinique de ses seins. On parle alors d'auto-palpation des seins. Cet examen, pour être efficace, doit se faire régulièrement, de préférence les premiers jours qui suivent la fin des règles.

 

 L'inspection permet de diagnostiquer des anomalies que l'on ne parlpe pas :

  • les seins se regardent de face et à jour frisant;
  • la femme est en position debout, puis penchée en avant;
  • d'abord les bras ballants le long du corps;
  • puis les bras relevés.

Le volume, la forme et le galbe de chaque sein doivent être appréciés ainsi que la symétrie des deux seins. On s'attachera à remarquer une déformation de la peau, une ride spontannée ou provoquée notamment lors de l'élévation des bras.

Le mamelon, lui aussi, doit être examiné, à la recherche d'une ombilication (dépression en son centre), d'une asymétrie, d'un eczéma ou d'un écoulement spontanné ou à la pression.

L'aspect de la peau doit également être noté pour signaler une rougeur, un oedème, un aspect de "peau d'orange", une inflammation.

Toute modification de la peau à type d'eczéma, notamment l'eczéma du mamelon peut révéler une "maladie de Paget" (cancer du mamelon) et doit faire l'objet d'une consultation spécialisé.

 

La palpation

Elle doit se faire avec des mains chaudes et posées bien à plat (et non avec le bout des doigts), ce qui va permettre d'exercer une pression douce, à la recherche d'une anomalie (empâtement, masse, boule, nodule ...).

Le mieux est d'écraser la glande par mouvements rotatifs doux, quadrant par quadrant, sans oublier le haut du sein vers la clavicule, l'intérieur en regard du sternum et les sillons sous mammaires, ainsi que les creux axillaires ou aisselles.

La pression va parfois permettre de déclencher un écoulement mammelonnaire. Celui-ci peut être de nature clair, jaune ou sanglant.

Tout écoulement est à prendre en compte et doit faire l'objet d'une consultation spécialisée.